Utiliser des matériaux biosourcés

Dans le contexte actuel de préoccupation de la consommation énergétique des bâtiments et de recherche de réduction de leur impact sur l’environnement, il convient de discerner l’énergie d’usage de l’énergie grise qui sont les deux composantes de la consommation.

En effet, lors de son exploitation un bâtiment consomme de l’énergie pour différents usages : chauffage/refroidissement, eau chaude sanitaire, éclairage, auxiliaires, électricité spécifique. Mais quelle est l’énergie nécessaire à produire les matériaux et éléments de construction ou de rénovation ?

Toutes les étapes de vie d’un produit sont énergivores et ont un impact environnemental : l’extraction des matières premières, les étapes de transformation, les conditionnements, la mise en œuvre, le recyclage, la destruction et tous les transports utilisés. L’addition de toutes ces parts d’énergie donne l’énergie grise.

Comment réduire cette énergie grise des produits ?

  • Un premier point clef consiste à choisir des matériaux biosourcés.

L’arrêté du 19 décembre 2012 relatif au label bâtiment biosourcé définit cette «Matière biosourcée : une matière issue de la biomasse végétale ou animale». Il décrit aussi les différents niveaux de labels biosourcés qui peuvent être demandés sur un bâtiment, d’après le taux d’incorporation de matière biosourcée : bois, chanvre, paille, ouate de cellulose, terre crue…Il existe de nombreux producteurs de ces matériaux en Rhône-Alpes.

Utiliser des matériaux biosourcés

Ouate de cellulose

Utiliser des matériaux biosourcés

Bois

Utiliser des matériaux biosourcés

Paille

Vidéo : construire ou rénover et relooker avec des matériaux biosourcés

Vidéo : le chanvre, un matériau qui isole – une minute un conseil

RESSOURCES SUR LES BIOSOURCES

  • Un autre point clef est la durabilité du produit.

Il est important d’évaluer la durée de vie d’un produit de construction ou rénovation pour anticiper dans le calcul l’impact de son remplacement. Un matériau peu énergivore mais mal entretenu ou placé dans une fonction non adaptée va être dégradé plus rapidement. Conséquence directe, la valeur d’énergie grise sera multiplié par le nombre de fois qu’il faudra le remplacer au regard de la durée de vie du bâtiment.

Évaluer l’impact environnemental d’un bâtiment

Évaluer l’impact environnemental d’un bâtiment est complexe car l’approche est multicritères.

L’analyse du cycle de vie ou ACV est l’outil le plus abouti en matière d’évaluation globale et multicritère des impacts environnementaux.

Il s’agit de la  »Compilation et évaluation des consommations d’énergie, des utilisations de matières premières, et des rejets dans l’environnement, ainsi que de l’évaluation de l’impact potentiel sur l’environnement associé à un produit, ou un procédé, ou un service, sur la totalité de son cycle de vie » (source : ISO).

Cette analyse est plus globale que l’étude du niveau carbone.

Pour aller plus loin : ADEME et analyse de Cylce de Vie

Vidéo : le textile recyclé pour isoler – une minute un conseil

ContactS aleC Lyon

  • Christelle Juliand Cheffe de projets Qualité Environnementale du Bâtiment
    christelle.juliand@alec-lyon.org
    04 37 48 22 42
  • Ellen Wildbrett Chargée de projets Qualité Environnementale du Bâtiment

     ellen.wildbrett@alec-lyon.org

     04 37 48 22 42