On en parle beaucoup, mais ce n’est pas toujours très concret. L’empreinte carbone, c’est un peu le « ticket de caisse climat » de notre quotidien : se déplacer, manger, se chauffer, acheter, s’équiper… tout cela génère des émissions de gaz à effet de serre.
La bonne nouvelle ? Il ne s’agit pas d’être parfait, mais de repérer ce qui compte vraiment pour agir là où c’est le plus utile. Et pour ça, un premier pas simple existe : mesurer son empreinte avec l’outil Nos Gestes Climat.
Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?
L’empreinte carbone est un indicateur qui permet d’évaluer l’impact d’une activité, d’un produit ou d’un mode de vie sur le climat. Elle s’exprime en équivalent CO₂ (CO₂e), une unité qui additionne différents gaz à effet de serre en les ramenant à une même mesure.
Concrètement, l’empreinte carbone ne prend pas en compte seulement ce que l’on voit directement. Elle inclut aussi les émissions indirectes : fabrication, transport, usage, fin de vie…

Par exemple, l’impact d’un téléphone ne vient pas seulement de sa recharge, mais aussi de sa fabrication.
Selon l’ADEME, l’empreinte carbone moyenne d’une personne en France se situe autour de 8,2 tonnes de CO₂e par an. Pour aller vers un mode de vie compatible avec l’objectif de limitation du réchauffement à +1,5 °C, l’ordre de grandeur visé à long terme est d’environ 2 tonnes par personne et par an.
D’où vient notre empreinte carbone au quotidien ?
Notre empreinte carbone est la somme de nombreuses petites et grandes actions du quotidien. Certaines pèsent peu, d’autres beaucoup plus.
Se déplacer
Les trajets en voiture individuelle, et plus encore l’avion, peuvent représenter une part importante de l’empreinte carbone.
À l’inverse, la marche, le vélo, les transports en commun, le train ou le covoiturage permettent souvent de réduire fortement les émissions.
Se nourrir
L’alimentation joue aussi un rôle important. Tous les repas n’ont pas le même impact : en règle générale, les produits les plus émetteurs sont la viande rouge, certains produits laitiers et les aliments très transformés.
À l’inverse, les légumineuses, les céréales, les fruits et légumes de saison ont souvent une empreinte plus faible.
Habiter
Le chauffage, l’eau chaude, l’isolation du logement, la surface habitée ou encore le type d’énergie utilisé pèsent dans le bilan.
Un logement mal isolé chauffé intensivement n’aura pas le même impact qu’un logement rénové, bien réglé et sobre en énergie.
Acheter et s’équiper
Vêtements, mobilier, électroménager, numérique… Là aussi, l’impact peut être important. Et souvent, la plus grosse part ne vient pas de l’usage, mais de la fabrication.
Autrement dit : faire durer, réparer, emprunter ou acheter d’occasion peut compter davantage qu’on ne l’imagine.
L’objectif n’est pas d’être parfait, mais de choisir les bons leviers
Parler d’empreinte carbone ne doit pas devenir un concours du « zéro défaut ».
L’intérêt de la mesurer, c’est surtout de hiérarchiser.
Tous les gestes ne se valent pas. Éteindre une lumière inutile est utile, bien sûr. Mais certains changements ont un effet bien plus important :
- réduire les trajets en voiture quand c’est possible ;
- éviter un déplacement en avion ;
- baisser un peu le chauffage ;
- rénover un logement ;
- diminuer la part de viande rouge ;
- prolonger la durée de vie de ses équipements.
Autrement dit : mieux vaut commencer par ce qui pèse le plus, plutôt que de vouloir tout faire d’un coup.
Quelques exemples concrets, simples et réalistes
Voici quelques pistes pour agir sans se mettre la pression :
Dans les déplacements
- Tester un trajet du quotidien à vélo, à pied ou en transports en commun
- Regrouper ses déplacements pour éviter les trajets inutiles
- Penser au covoiturage pour les trajets réguliers
- Privilégier le train quand c’est possible
Dans l’assiette
- Introduire un ou deux repas végétariens par semaine
- Réduire la viande rouge sans forcément tout changer du jour au lendemain
- Limiter le gaspillage alimentaire
- Cuisiner davantage de produits bruts et de saison
À la maison
- Régler le chauffage au plus juste : 1 °C de moins peut représenter jusqu’à 7 % d’économies de chauffage
- Fermer les volets la nuit en hiver
- Programmer le chauffage selon les horaires d’occupation
- Se renseigner sur les travaux de rénovation les plus efficaces
Dans les achats
- Garder ses appareils plus longtemps
- Réparer avant de remplacer
- Acheter d’occasion quand c’est pertinent
- Emprunter ou louer un objet utilisé occasionnellement
Pas besoin de tout appliquer en une semaine : l’important est de commencer là où c’est possible pour soi.
Le bon réflexe : mesurer son empreinte avec Nos Gestes Climat
Pour savoir où agir en priorité, le plus simple reste encore de faire le test.
L’outil Nos Gestes Climat, porté par l’ADEME, permet d’estimer son empreinte carbone en quelques minutes à partir de son mode de vie : logement, transport, alimentation, achats…

C’est gratuit, pédagogique, et surtout très utile pour :
- visualiser les postes qui pèsent le plus ;
- comprendre les ordres de grandeur ;
- découvrir des pistes d’action adaptées à sa situation.
>> À tester : Nos Gestes Climat : https://nosgestesclimat.fr
L’ALEC Lyon peut vous aider à passer à l’action
Mesurer son empreinte carbone, c’est un bon début. Ensuite, encore faut-il savoir par où commencer concrètement, notamment sur le logement et les consommations d’énergie.
L’ALEC Lyon accompagne les habitantes et habitants de la métropole pour mieux comprendre les enjeux énergie-climat et identifier des solutions adaptées à leur situation :
- sobriété et économies d’énergie ;
- rénovation énergétique ;
- confort d’été ;
- équipements et usages du logement ;
- conseils pour avancer de manière réaliste, à son rythme.
L’idée n’est pas de culpabiliser, mais d’outiller : comprendre, prioriser, puis agir avec des repères fiables.
En résumé
L’empreinte carbone n’est pas une note morale. C’est un outil de compréhension. Elle permet de voir plus clair dans nos habitudes, de repérer les actions les plus efficaces et d’avancer pas à pas.
- Premier réflexe : faire le test Nos Gestes Climat.
- Deuxième étape : s’appuyer sur l’ALEC Lyon pour transformer l’intention en solutions concrètes.