Quand copropriété quinquagénaire et chauffage urbain sont raccord !

La résidence Albert Thomas, située à Villeurbanne, a été construite en 1966 et abrite 210 appartements répartis entre deux bâtiments. Les copropriétaires ont saisi l’occasion du ravalement des façades pour réaliser un audit énergétique, engager des travaux de rénovation et se raccorder au réseau de chaleur urbain. Confort et économies à la clé !

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copropriété albert thomas

Après plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services, la résidence Albert Thomas avait besoin d’un petit coup de neuf ! En mars 2018 sont votés en assemblée générale des travaux d’isolation des façades par l’extérieur, d’isolation des planchers bas, de rénovation de la chaufferie avec raccordement au réseau de chaleur et de changement des menuiseries privatives et de la ventilation.

Une démarche globale et performante

copropriété raccordée chauffage urbain

Cette démarche globale et performante (le niveau BBC rénovation est visé) a été impulsée grâce au dispositif ECORENO’V de la Métropole de Lyon.

Les copropriétaires ont vu là une opportunité d’entretenir leur patrimoine, de rénover des équipements vieillissants, d’améliorer le confort au quotidien, et de changer l’esthétique d’un immeuble très typé années 60 !

Les travaux ont débuté en mars 2019 et se termineront fin 2020.

Passer au chauffage urbain, un choix rentable

Pour le chauffage, il a été décidé de remplacer l’ancienne chaufferie collective au gaz, par un raccordement au réseau de chaleur urbain.

La question du chauffage a toutefois été un sujet difficile à aborder, de nombreuses personnes hésitant à supprimer les chaudières. Le rôle du syndic de copropriété (GSI – Gagneux Services Immobilier) a été primordial, notamment d’un point de vue pédagogique. Le temps nécessaire a été pris pour échanger avec le délégataire du réseau de chaleur urbain (ELM) et visiter d’autres copropriétés raccordées avant de prendre une décision bénéfique tant au niveau économique qu’environnemental.

 

anna boulez GSIPour Anna BOULEZ, directrice de Gagneux Services Immobilier (GSI), le rôle du syndic a été double.

Notre premier rôle a porté sur la partie négociation avec la société ELM, en collaboration étroite avec la commission chauffage que nous avions créée à l’occasion de ces travaux . Le conseil syndical a également été très porteur dans ce projet.
Notre second rôle est celui de pédagogue : il a fallu expliquer et rassurer les copropriétaires.  A l’occasion de différentes réunions sur site, sur le chauffage urbain, nous avons montré que finalement c’était l’énergie et non le réseau de chauffage de la copropriété, qui allait être modifiée…

yann crevolinYann CREVOLIN, membre du conseil syndical, explique que le réseau de chaleur a plutôt été une opportunité…

Le coût des travaux du raccordement était inférieur à celui d’un remplacement de chaudière. On a également un coût de fonctionnement qui s’avère être inférieur dans la durée, avec un prix de l’énergie plus stable. Le fait d’avoir recours à une énergie renouvelable à plus de 50% a également pesé dans la balance !